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Cancer de la prostate que faire : les différents symptômes

« Monsieur, vous avez le cancer », phrase bien choquante et bouleversante, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle suffit à assommer la victime et anéantir son monde en une fraction de seconde.

La prostate est une glande exocrine exclusivement masculine, située en arrière de la vessie. Son importance dans la spermatogenèse fait d’elle un organe important pour assurer la fertilité du partenaire. Cela dit, comme tout organe constituant du corps humain, elle n’est pas invulnérable et reste donc exposée à diverses maladies. Cela peut aller de l’inflammation, rencontrée dans la « prostatite » jusqu’au cas beaucoup plus morbide et brutal du cancer. Comme tous les autres cancers ou n’importe quel dérèglement au sein de l’organisme, il peut être asymptomatique ou symptomatique. Le plus souvent, les symptômes ne surviennent qu’à un stade plus ou moins avancé, et le cancer n’est malheureusement diagnostiqué qu’à un stade avancé, entraînant des mesures radicales mais pas toujours efficaces. Autant que vous le sachiez, la guérison d’un cancer n’est jamais garantie, mais pas non plus impossible. Il faut tout de même insister sur la prévention et le dépistage précoce, surtout quand on est porteur de risque, car on n’est jamais trop prudent. Mieux vaut battre le fer pendant qu’il est chaud alors ! La maladie est dépistée par toucher rectal ou mesure de PSA. L’information et la sensibilisation sont les clés pour minimiser les risques. C’est pour cela que dans cet article, nous vous parlerons de tout ce que vous devez savoir sur cette maladie, en commençant par les facteurs de risques, les symptômes et enfin son traitement.

Facteurs de risque du cancer de la prostate

Comme pour la plupart des cancers, il n’existe pas de cause unique déclenchant la mutation cellulaire et sa multiplication anormalement rapide et anarchique jusqu’à former un véritable crabe. Toutefois, voici les principaux facteurs de risque auxquels il faut faire attention :

  • L’âge : à partir de 50 ans, le risque d’avoir un cancer de la prostate augmente, mais il peut tout de même apparaître plus tôt, même si ça reste très rare.
  • Le facteur héréditaire : qui est élevé quand un parent de premier degré est atteint de la maladie. Dans le cas d’un parent de deuxième degré, comme le grand père, le risque est aussi présent. Cela dit, il est doublement plus élevé quand c’est le père qui a été diagnostiqué de la maladie et triplement quand c’est le frère. Vous vous en doutez, le dépistage doit commencer bien avant la cinquantaine.
  • La descendance africaine : les hommes d’origine africaine ont 60% plus de risques de développer un cancer de la prostate que ceux d’origine caucasienne. Il faut également noter que dans leur cas, le cancer peut apparaître avant 50 ans.

Cancer de la prostate, les symptômes que vous devez écouter

Même s’il n’y a pas de symptômes directes trahissant immédiatement la maladie, ceux-ci sont tout de même évocateurs de troubles, pouvant aller d’une simple infection/incontinence urinaire jusqu’au cancer de la prostate lui-même. Cela peut aussi être lié à la prostate dans le cadre d’une prostatite, inflammation fréquente après la cinquantaine. Voici donc les principaux symptômes qui doivent attirer votre attention :

  • Envies fréquentes d’uriner.
  • Envies soudaines d’uriner, difficiles à contenir.
  • Fuites urinaires.
  • Envies d’uriner non accompagnées de miction.
  • Débit urinaire lent, discontinu ou interrompu d’urine.
  • Difficulté à commencer ou interrompre la miction.
  • Douleurs ou brûlures à la miction.
  • Troubles d’ordre sexuel : douleurs à l’éjaculation, difficulté à avoir une érection.
  • Présence de sang dans les urines ou le sperme, c’est une alerte rouge.
  • Douleurs aux os du bassin, jambes engourdies, c’est un état d’urgence aussi car cela indique que le cancer a irradié aux os.

Cancer de la prostate : quel traitement adopter ?

Toujours comme pour les autres cancers, le traitement prescrit par votre médecin dépendra essentiellement du stade auquel la maladie a été diagnostiquée. Ainsi, un cancer de stade précoce aura un traitement plus léger qu’un cancer de stade avancé. Dans tous les cas, si la maladie a été diagnostiquée à temps, il faut agir au plus vite pour éviter d’éventuelles métastases. Comme pour tout traitement, des effets secondaires peuvent survenir comme des troubles urinaires ou sexuels, mais c’est peu fréquent. Voici donc les traitements adoptés :

  • Surveillance active de l’évolution de la maladie.
  • Prostatectomie.
  • Résection transurétrale de la prostate (RTUP).
  • Cryochirurgie.
  • Curage ganglionnaire pelvien.
  • Radiothérapie.
  • Ultrasons focalisés de haute intensité.
  • Hormonothérapie.
  • Chimiothérapie.
  • Corticostéroïdes.

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